«Mon histoire ... ! Attention, peut être difficile à lire
J'ai été abusée pendant 5 ans par mon oncle, de 6 a 11 ans. Il avait l'habitude de me toucher partout dès qu'il en avait l'occasion. Ensuite, la même chose s'est passee avec le mari de ma soeur quand j'avais 13 ans. Et puis j'ai été harcelée pendant un an par un prof de tennis.J'ai "oublie" tout cela pendant des années. Je m'en suis souvenue seulement en février 2001. Ca a été très dure pour moi. Pendant 2 mois, j'ai vécu quelque chose d'horrible. J'avais l'impression de mourir à petit feu de la douleur que j'avais à l'intérieur à cause de ça. Pendant ces 2 mois, je n'ai pas dormi une seule nuit correctement. Je pleurais sans même savoir pourquoi. J'ai fait une dépression. La douleur que je ressentais à l'intérieur était tellement insupportable que j'ai pensé à me sucider. Heureusement je ne l'ai pas fait. Apres 2 mois, j'ai commencé à me sentir mieux, à oublier encore d'une certaine façon. L'été s'est plutà´t bien passé même si je me sentais mal régulièrement et que j'ai eu un "flash-back" ( images accompagnées de sentiments très forts, souvent la peur ). Mais au mois de novembre, tout a recommencé de nouveau. Les nuits à rester éveillée, les cauchemars, la peur, la douleur ... Nouvelle dépression ... Je n'arrivais plus à suivre mes cours à l'université, j'étais incapable de me concentrer. Je me sentais vidée rien qu'en essayant de vivre normalement. J'ai donc décide de faire un break pour prendre le temps de réfléchir à tout ça et trouver un moyen de "guérir"J'aurais du faire cela depuis longtemps mais je ne l'ai pas fait. Voilà , je vais enfin mettre mon témoignage a jour. Maintenant nous sommes au début de l'année 2005 et j'ai 23 ans. Cela fait 4 ans que je me suis souvenue de ce qu'il m'est arrive. Apres avoir traverse l'enfer pendant une année, j'ai commence a remonter la pente tout doucement. Aujourd'hui, j'ai réussi a mettre derrière moi ce qu'il m'est arrive. Même si j'y pense toujours (ce n'est pas possible d'oublier), ce n'est plus un handicape, je suis heureuse. Maintenant, je suis à nouveau heureuse de vivre, j'ai vaincu presque tous mes démons. Je me suis mariée et je suis la maman d'un beau petit garçon. J'espère que toutes les personnes qui viendront sur ce site en se sentant aussi mal que j'ai pu me sentir trouveront l'aide nécessaire pour s'en sortir tout comme moi.»
Alex, 21 ans. Etats-Unis
Voir son site : Rayon de soleil : un site pour toute personne qui a été victime d’abus sexuel
mardi 30 octobre 2007
mercredi 17 octobre 2007
L'abus sexuel

Comment parler de l’abus sexuel? C’est un sujet tellement vaste et tellement délicat. Délicat c’est le mot. Un secret fragile qu’on porte à l’intérieur de soi. Et qui revêt pour chacune, une teinte toute particulière.Ce qu’on sait aujourd’hui, c’est que l’abus sexuel des enfants, et donc, la pédophilie, est malheureusement très présent. C’est bouleversant de constater le nombre de femmes qui ont été abusé durant leur enfance, par un membre de leur famille, un proche ou un membre de leur entourage. Si ça vous est arrivé et que vous le croyez encore, vous n’êtes pas seules.
Pourquoi tant de culpabilité lorsqu’on a été abusé par un pédophile? Selon moi, la raison est simple : parce qu’on a été manipulé. Les pédophiles sont les plus grands et les meilleurs manipulateurs qui soit. C’est ce qui leur permet d’abuser leurs victimes. Sans quoi, ils se feraient prendre ou ils ne réussiraient pas. Ils se doivent d’exceller dans leurs stratagèmes morbides.Et c’est pourquoi les enfants abusés, devenus adultes, se retrouvent avec ce terrible sentiment de culpabilité, ce terrible sentiment d’avoir été complice de leur abuseur, ce terrible sentiment d’avoir collaborer à leur propre malheur.Mais nous n’avons pas à porter le poids des erreurs des autres. Les nôtres sont bien assez lourdes. Et la culpabilité, c’est à l'abuseur qu’elle revient. C’est à lui de vivre avec les gestes qu’il a posé.Si vous rencontrer une femme qui vous raconte qu’elle a été victime d’abus ou d’agression sexuelle durant son enfance, pouvez-vous avoir de la compassion pour elle? Pouvez-vous, sans effort, comprendre que ce n’était pas de sa faute, qu’elle a été victime d’un prédateur? Pouvez-vous éprouver de la tendresse pour elle?Si vous pouvez le faire pour quelqu’un d’autre, pourquoi ne pas le faire pour vous-même?
Pourquoi tant de culpabilité lorsqu’on a été abusé par un pédophile? Selon moi, la raison est simple : parce qu’on a été manipulé. Les pédophiles sont les plus grands et les meilleurs manipulateurs qui soit. C’est ce qui leur permet d’abuser leurs victimes. Sans quoi, ils se feraient prendre ou ils ne réussiraient pas. Ils se doivent d’exceller dans leurs stratagèmes morbides.Et c’est pourquoi les enfants abusés, devenus adultes, se retrouvent avec ce terrible sentiment de culpabilité, ce terrible sentiment d’avoir été complice de leur abuseur, ce terrible sentiment d’avoir collaborer à leur propre malheur.Mais nous n’avons pas à porter le poids des erreurs des autres. Les nôtres sont bien assez lourdes. Et la culpabilité, c’est à l'abuseur qu’elle revient. C’est à lui de vivre avec les gestes qu’il a posé.Si vous rencontrer une femme qui vous raconte qu’elle a été victime d’abus ou d’agression sexuelle durant son enfance, pouvez-vous avoir de la compassion pour elle? Pouvez-vous, sans effort, comprendre que ce n’était pas de sa faute, qu’elle a été victime d’un prédateur? Pouvez-vous éprouver de la tendresse pour elle?Si vous pouvez le faire pour quelqu’un d’autre, pourquoi ne pas le faire pour vous-même?
Les survivants et survivantes de l'abus sexuel durant l'enfance
Voici des extraits d'un article que j'ai trouvé fantastique... J'espère que vous y trouverez des informations utiles.
Qu’est-ce-que l’abus sexuel dans l’enfance?
Bien qu’il existe de nombreuses définitions de l’abus sexuel d’enfants, aux fins du présent document, on le définit comme l’utilisation d’un enfant par un adulte ou un adolescent pour une activité sexuelle ou un comportement sexuel quelconque. Il s’agit du bris d’un lien de confiance par une personne qui a un pouvoir sur l’enfant.
Qui sont les survivants et survivantes adultes de l’abus sexuel dans l’enfance?
Tout adulte qui, enfant, a été victime d’abus sexuel est un survivant adulte d’un abus sexuel dans l’enfance. La plupart des statistiques mentionnées dans le présent document portent sur l’abus d’enfants de moins de 17 ans. L’abus sexuel se produit dans toutes les collectivités, tous les groupes ethniques et religieux, toutes les cultures et toutes les classes sociales et économiques, et les victimes sont autant des garçons que des filles.
Lien entre l’abus sexuel dans l’enfance et la vie à l’âge adulte
Les répercussions de l’abus sexuel peuvent être difficiles à préciser, bien qu’elles puissent se faire sentir dans tous les aspects de la vie d’une personne. Ces effets ne sont pas nécessairement permanents, mais ils peuvent sembler accablants. Il n’est pas facile d’établir un lien entre l’abus sexuel passé et ses effets dans le présent. Bien que l’établissement de ce lien puisse faciliter le processus de guérison, il n’est pas toujours nécessaire.
Pourquoi autant de survivants retardent-ils le moment de parler de l’abus sexuel dont ils ont été victimes dans l’enfance?
Au Canada, on estime que la grande majorité des victimes d’abus sexuel tant de sexe masculin que féminin ne signalent pas l’abus sexuel. Certains survivants retardent le moment de dénoncer l’abus sexuel parce qu’ils craignent d’être menacés par l’abuseur, ont peur de ne pas être crus ou d’être blâmés et peut-être punis, se sentent coupables ou honteux ou veulent protéger leur famille et, parfois, l’abuseur lui-même. Parmi les autres inquiétudes, on peut mentionner l’impression d’être responsable de l’abus, le sentiment de confusion et de trahison attribuable à l’excitation physique ressentie pendant l’abus, la difficulté à trouver le moment idéal pour parler du passé et l’incapacité à reconnaître l’aspect abusif de l’abus sexuel, peut-être parce qu’on a amené les victimes à croire qu’il s’agissait d’un acte normal. On devrait encourager les survivants à ne pas confondre le caractère anormal de l’abus avec leur propre identité : l’abus était anormal, mais eux sont parfaitement normaux.
Les personnes qui s’occupent des enfants devraient tenter d’être plus au fait des symptômes que présentent les survivants des deux sexes. Les familles, les médecins, les professeurs et les travailleurs des services de protection pourraient ainsi mieux reconnaître et signaler les cas d’abus sexuel fondés aux autorités compétentes.
Mécanismes d’adaptation
De nombreux survivants sont aux prises avec des dépendances ou adoptent des comportements compulsifs pour tenter de masquer les émotions engendrées par l’abus. Les survivants ont souvent honte de recourir à des mécanismes ou à des stratégies d’adaptation ayant pour but d’engourdir la douleur provoquée par l’abus.
Similitudes entre les survivants et survivantes
• Les garçons et les filles sont plus fréquemment abusés par quelqu’un qu’ils connaissent, et la plupart du temps, le coupable est un hétéro-sexuel de sexe masculin. Ce dernier détient souvent une certaine forme de pouvoir ou de contrôle sur la victime et occupe une position de confiance.
• Certains survivants peuvent souffrir de dépression, avoir peu d’estime de soi, se blâmer, être insatisfaits de leur vie, éprouver de l’anxiété, souffrir de dissociation (rupture entre l’esprit et le corps), avoir des difficultés relationnelles, avoir tendance à faire preuve de sur contrôle ou d’une trop grande soumission, être incapables de se faire confiance ou de faire confiance aux autres, avoir des difficultés à définir en quoi consiste une sexualité saine, avoir des comportements auto-destructeurs, notamment envisager le suicide ou tenter de se suicider, avoir des difficultés à gérer sa colère, souffrir de maladies liées au stress, présenter des dépendances ou des troubles de l’alimentation ou passer à l’acte sur le plan sexuel.
• Dans le supplément sur la santé mentale de l’Enquête sur la santé en Ontario de 1990, 56 % des répondants et 56 % des répondantes ayant avoué avoir été victimes d’abus sexuel ont également fait état de violence physique.Préoccupations principalement féminines
• Il y a plus de risque que l’abus se produise à la maison et soit perpétré par une personne ayant des liens familiaux avec la victime.
• Les survivantes courent plus de risques de consommer trop d’alcool.
• Elles sont plus nombreuses à être de nouveau maltraitées à l’adolescence et au début de l’âge adulte.
• Elles ont plus de chances de recevoir de l’aide pendant le processus de guérison.
• Contrairement aux hommes, les femmes sont plus portées à résoudre leurs problèmes de tristesse et de dépression au cours des premières étapes du processus de guérison, tandis que leur colère ne semble émerger que plus tard.
• Les femmes semblent avoir plus de difficulté à se rappeler des détails précis de l’abus.
• Parmi les victimes d’abus sexuel dans l’enfance, les filles sont caressées plus souvent que les garçons.
Étapes du rétablissement
Le processus de rétablissement est unique pour chaque personne. Cependant, il existe dans la plupart des cas des similitudes. Les survivants peuvent passer par les étapes suivantes au cours de leur rétablissement :
Déni : Il n’est pas rare que les personnes soient incapables de dépasser cette étape pendant plusieurs années après la fin des manifestations physiques de l’abus. De nombreux survivants acquièrent des dépendances ou adoptent des comportements compulsifs pour tenter de masquer les sentiments et les émotions liés à l’abus sexuel dans l’enfance.
Prise de conscience confuse : À cette étape, les victimes commencent à reconnaître le lien entre leur traumatisme passé et leurs problèmes actuels, ce qui peut provoquer de l’anxiété, de la panique et de la peur.
Ouverture aux autres : Les survivants peuvent se trouver dans une situation où il est plus douloureux de garder le silence que de courir le risque de s’ouvrir. Le counselling individuel ou la participation à un groupe de soutien peuvent jouer un rôle dans le processus de guérison.
Colère : Après avoir réussi à s’ouvrir et reconnu les conséquences de l’abus, les survivants voient souvent leur colère s’intensifier. Cette colère constitue une étape normale et attendue du processus de guérison. Le désir de dénonciation et de confrontation peut être dominant au cours de cette étape. Les victimes peuvent diriger leur colère vers toute personne qui a excusé ou protégé l’abuseur, ne les a pas crues lorsqu’elles ont dénoncé l’abus ou aurait dû, selon elles, se préoccuper de la situation, mais n’a jamais rien fait pour les aider.
Dépression : À cette étape, les survivants adultes peuvent se souvenir des messages négatifs ou des critiques qu’ils ont reçus de l’abuseur dans l’enfance. Si ceux-ci leur semblent valables, ils peuvent provoquer une dépression. Lorsqu’ils sont dépressifs, les survivants se sentent souvent impuissants et incapables d’effectuer des changements positifs. Lorsque les survivants peuvent reconnaître les symptômes et les déclencheurs de la dépression et obtenir l’aide d’un groupe de soutien, ils risquent moins d’être envahis d’un sentiment de désespoir.Perception claire des sentiments et des émotions : Pour les survivants adultes d’abus sexuels dans l’enfance, un des éléments clés de la guérison consiste à exprimer et à partager ses sentiments. Ils peuvent y parvenir en apprenant à reconnaître une vaste gamme de sentiments et d’émotions et à admettre qu’ils les éprouvent de même qu’en trouvant des moyens de les exprimer sans se blesser ou blesser les autres. Un bon groupe de soutien peut être extrêmement précieux à cette étape.
Regroupement : Cette étape comporte de nombreux changements positifs dans les attitudes et les sentiments des survivants. Ils commencent à faire confiance aux autres, mais, surtout, à se faire confiance. À cette étape, ils tirent des leçons du passé, examinent le présent et font des projets d’avenir. De nombreux survivants ont parlé de cette étape comme d’une transition entre la simple survie et la vie active.
Aller de l’avant : À cette étape, les pensées des survivants ne sont plus tournées vers les expériences négatives du passé, mais plutôt vers des projets d’avenir positifs.Les émotions et les sentiments douloureux ne dominent plus les souvenirs du passé. Les mécanismes d’adaptation positifs acquis au cours des étapes antérieures sont renforcés et aident les survivants à aller de l’avant. Parmi ces nombreux mécanismes, mentionnons les suivants : apprendre à s’aimer et à s’accepter, reconnaître sa croissance personnelle et s’en féliciter, créer un groupe de soutien sain, faire son deuil après chaque épreuve, apprendre à combattre le stress de façon efficace et reconnaître le moment où il est temps de lâcher prise face aux souvenirs douloureux du passé.
Pour lire le texte dans son intégralité : Agence de Santé Publique du Canada
Je vous invite aussi à lire le texte : Les abus sexuels : nous sommes tous concernés
Qu’est-ce-que l’abus sexuel dans l’enfance?
Bien qu’il existe de nombreuses définitions de l’abus sexuel d’enfants, aux fins du présent document, on le définit comme l’utilisation d’un enfant par un adulte ou un adolescent pour une activité sexuelle ou un comportement sexuel quelconque. Il s’agit du bris d’un lien de confiance par une personne qui a un pouvoir sur l’enfant.
Qui sont les survivants et survivantes adultes de l’abus sexuel dans l’enfance?
Tout adulte qui, enfant, a été victime d’abus sexuel est un survivant adulte d’un abus sexuel dans l’enfance. La plupart des statistiques mentionnées dans le présent document portent sur l’abus d’enfants de moins de 17 ans. L’abus sexuel se produit dans toutes les collectivités, tous les groupes ethniques et religieux, toutes les cultures et toutes les classes sociales et économiques, et les victimes sont autant des garçons que des filles.
Lien entre l’abus sexuel dans l’enfance et la vie à l’âge adulte
Les répercussions de l’abus sexuel peuvent être difficiles à préciser, bien qu’elles puissent se faire sentir dans tous les aspects de la vie d’une personne. Ces effets ne sont pas nécessairement permanents, mais ils peuvent sembler accablants. Il n’est pas facile d’établir un lien entre l’abus sexuel passé et ses effets dans le présent. Bien que l’établissement de ce lien puisse faciliter le processus de guérison, il n’est pas toujours nécessaire.
Pourquoi autant de survivants retardent-ils le moment de parler de l’abus sexuel dont ils ont été victimes dans l’enfance?
Au Canada, on estime que la grande majorité des victimes d’abus sexuel tant de sexe masculin que féminin ne signalent pas l’abus sexuel. Certains survivants retardent le moment de dénoncer l’abus sexuel parce qu’ils craignent d’être menacés par l’abuseur, ont peur de ne pas être crus ou d’être blâmés et peut-être punis, se sentent coupables ou honteux ou veulent protéger leur famille et, parfois, l’abuseur lui-même. Parmi les autres inquiétudes, on peut mentionner l’impression d’être responsable de l’abus, le sentiment de confusion et de trahison attribuable à l’excitation physique ressentie pendant l’abus, la difficulté à trouver le moment idéal pour parler du passé et l’incapacité à reconnaître l’aspect abusif de l’abus sexuel, peut-être parce qu’on a amené les victimes à croire qu’il s’agissait d’un acte normal. On devrait encourager les survivants à ne pas confondre le caractère anormal de l’abus avec leur propre identité : l’abus était anormal, mais eux sont parfaitement normaux.
Les personnes qui s’occupent des enfants devraient tenter d’être plus au fait des symptômes que présentent les survivants des deux sexes. Les familles, les médecins, les professeurs et les travailleurs des services de protection pourraient ainsi mieux reconnaître et signaler les cas d’abus sexuel fondés aux autorités compétentes.
Mécanismes d’adaptation
De nombreux survivants sont aux prises avec des dépendances ou adoptent des comportements compulsifs pour tenter de masquer les émotions engendrées par l’abus. Les survivants ont souvent honte de recourir à des mécanismes ou à des stratégies d’adaptation ayant pour but d’engourdir la douleur provoquée par l’abus.
Similitudes entre les survivants et survivantes
• Les garçons et les filles sont plus fréquemment abusés par quelqu’un qu’ils connaissent, et la plupart du temps, le coupable est un hétéro-sexuel de sexe masculin. Ce dernier détient souvent une certaine forme de pouvoir ou de contrôle sur la victime et occupe une position de confiance.
• Certains survivants peuvent souffrir de dépression, avoir peu d’estime de soi, se blâmer, être insatisfaits de leur vie, éprouver de l’anxiété, souffrir de dissociation (rupture entre l’esprit et le corps), avoir des difficultés relationnelles, avoir tendance à faire preuve de sur contrôle ou d’une trop grande soumission, être incapables de se faire confiance ou de faire confiance aux autres, avoir des difficultés à définir en quoi consiste une sexualité saine, avoir des comportements auto-destructeurs, notamment envisager le suicide ou tenter de se suicider, avoir des difficultés à gérer sa colère, souffrir de maladies liées au stress, présenter des dépendances ou des troubles de l’alimentation ou passer à l’acte sur le plan sexuel.
• Dans le supplément sur la santé mentale de l’Enquête sur la santé en Ontario de 1990, 56 % des répondants et 56 % des répondantes ayant avoué avoir été victimes d’abus sexuel ont également fait état de violence physique.Préoccupations principalement féminines
• Il y a plus de risque que l’abus se produise à la maison et soit perpétré par une personne ayant des liens familiaux avec la victime.
• Les survivantes courent plus de risques de consommer trop d’alcool.
• Elles sont plus nombreuses à être de nouveau maltraitées à l’adolescence et au début de l’âge adulte.
• Elles ont plus de chances de recevoir de l’aide pendant le processus de guérison.
• Contrairement aux hommes, les femmes sont plus portées à résoudre leurs problèmes de tristesse et de dépression au cours des premières étapes du processus de guérison, tandis que leur colère ne semble émerger que plus tard.
• Les femmes semblent avoir plus de difficulté à se rappeler des détails précis de l’abus.
• Parmi les victimes d’abus sexuel dans l’enfance, les filles sont caressées plus souvent que les garçons.
Étapes du rétablissement
Le processus de rétablissement est unique pour chaque personne. Cependant, il existe dans la plupart des cas des similitudes. Les survivants peuvent passer par les étapes suivantes au cours de leur rétablissement :
Déni : Il n’est pas rare que les personnes soient incapables de dépasser cette étape pendant plusieurs années après la fin des manifestations physiques de l’abus. De nombreux survivants acquièrent des dépendances ou adoptent des comportements compulsifs pour tenter de masquer les sentiments et les émotions liés à l’abus sexuel dans l’enfance.
Prise de conscience confuse : À cette étape, les victimes commencent à reconnaître le lien entre leur traumatisme passé et leurs problèmes actuels, ce qui peut provoquer de l’anxiété, de la panique et de la peur.
Ouverture aux autres : Les survivants peuvent se trouver dans une situation où il est plus douloureux de garder le silence que de courir le risque de s’ouvrir. Le counselling individuel ou la participation à un groupe de soutien peuvent jouer un rôle dans le processus de guérison.
Colère : Après avoir réussi à s’ouvrir et reconnu les conséquences de l’abus, les survivants voient souvent leur colère s’intensifier. Cette colère constitue une étape normale et attendue du processus de guérison. Le désir de dénonciation et de confrontation peut être dominant au cours de cette étape. Les victimes peuvent diriger leur colère vers toute personne qui a excusé ou protégé l’abuseur, ne les a pas crues lorsqu’elles ont dénoncé l’abus ou aurait dû, selon elles, se préoccuper de la situation, mais n’a jamais rien fait pour les aider.
Dépression : À cette étape, les survivants adultes peuvent se souvenir des messages négatifs ou des critiques qu’ils ont reçus de l’abuseur dans l’enfance. Si ceux-ci leur semblent valables, ils peuvent provoquer une dépression. Lorsqu’ils sont dépressifs, les survivants se sentent souvent impuissants et incapables d’effectuer des changements positifs. Lorsque les survivants peuvent reconnaître les symptômes et les déclencheurs de la dépression et obtenir l’aide d’un groupe de soutien, ils risquent moins d’être envahis d’un sentiment de désespoir.Perception claire des sentiments et des émotions : Pour les survivants adultes d’abus sexuels dans l’enfance, un des éléments clés de la guérison consiste à exprimer et à partager ses sentiments. Ils peuvent y parvenir en apprenant à reconnaître une vaste gamme de sentiments et d’émotions et à admettre qu’ils les éprouvent de même qu’en trouvant des moyens de les exprimer sans se blesser ou blesser les autres. Un bon groupe de soutien peut être extrêmement précieux à cette étape.
Regroupement : Cette étape comporte de nombreux changements positifs dans les attitudes et les sentiments des survivants. Ils commencent à faire confiance aux autres, mais, surtout, à se faire confiance. À cette étape, ils tirent des leçons du passé, examinent le présent et font des projets d’avenir. De nombreux survivants ont parlé de cette étape comme d’une transition entre la simple survie et la vie active.
Aller de l’avant : À cette étape, les pensées des survivants ne sont plus tournées vers les expériences négatives du passé, mais plutôt vers des projets d’avenir positifs.Les émotions et les sentiments douloureux ne dominent plus les souvenirs du passé. Les mécanismes d’adaptation positifs acquis au cours des étapes antérieures sont renforcés et aident les survivants à aller de l’avant. Parmi ces nombreux mécanismes, mentionnons les suivants : apprendre à s’aimer et à s’accepter, reconnaître sa croissance personnelle et s’en féliciter, créer un groupe de soutien sain, faire son deuil après chaque épreuve, apprendre à combattre le stress de façon efficace et reconnaître le moment où il est temps de lâcher prise face aux souvenirs douloureux du passé.
Pour lire le texte dans son intégralité : Agence de Santé Publique du Canada
Je vous invite aussi à lire le texte : Les abus sexuels : nous sommes tous concernés
Les voleurs d'enfance

Je vous recommande ce documentaire réalisé par Paul Arcand. C'est dur, mais plein de vérité. Ça vaut vraiment la peine de le regarder, particulièrement si on a vécu une problématique d'abus sexuel et/ou de la violence durant l'enfance. Il y a dans ce documentaire des témoignages qui nous prennent à la gorge et aux trippes.
On se sent moins seul et plus solidaire.
On se sent moins seul et plus solidaire.
Chère anonyme...
Je me suis permis de mettre ton commentaire en évidence, car il est précieux.
J'ai été extrêmement touché que tu écrive sur le site. Je pense que tu es dans une période très souffrante de ta vie. Je comprends, car je suis moi aussi passé par là.Pour se libérer d'un tel fardeau, il faut passé par quelques étapes. Et elles ne sont pas faciles, mais elles mènent à la libération, à la délivrance, à la liberté. Le fait que tu ne nie plus ce qui t'es arrivé, que tu reconnaisse que tu as été abusé, c'est une étape excessivement importante. Pour toi, c'est le début d'une nouvelle vie. C'est tout à fait normal que tu sois anxieuse d'en parler pour la première fois, mais il n'y a que la parole qui te soulagera de la culpabilité, de la honte, et peut-être même du dégoût de toi même. Il n'y a qu'en en parlant que tu pourras tranquillement te délester de ce poids. Et tu constateras que les mots qui te faisaient si mal et si peur, peu à peu perdent de leur pouvoir et de leur emprise sur toi, au fur et à mesure que tu les extériorise.Si tu n'arrive pas à franchir le pas et à parler à une psychologue, y'a-t-il quelqu'un dans ton entourage en qui tu ais confiance? Un parent, une ami? Tu pourrais commencer par ça. Raconter ton histoire une première fois avec quelqu'un avec qui tu te sens à l'aise. Peut-être que par la suite, raconter tes secrets à une inconnue serait plus facile.J'ai envie de te dire que, lorsqu'on est pris avec la honte, on pense souvent que les autres le voit. Que ça transparaît, que ça nous sort par les pores de la peau. Et qu'on se fera donc traité comme une moins que rien. Pourtant, je suis convaincue que personne ne peut nous juger aussi durement que nous nous jugeons nous même.Récemment, j'ai lu le livre de Nathalie Simard : Briser le silence.J'ai beaucoup aimé. Ça m'a fait du bien. Peut-être que ça pourrait t'apporter quelque chose. En finissant son livre, je me sentais plus forte et plus courageuse.En terminant, je veux te dire que tu es courageuse. Le fait que tu ais trouvé une psychologue est un pas dans la bonne direction.
Ne sous-estime pas tes capacités et tes ressources. Tu en a plein, et tu les découvriras sur ce chemin qui prend forme devant toi.N'hésite pas à réécrire sur le site. Ou même à mon adresse personnelle.Je te souhaite bonne chance, et t'envois du courage.
Sophie
J'ai été extrêmement touché que tu écrive sur le site. Je pense que tu es dans une période très souffrante de ta vie. Je comprends, car je suis moi aussi passé par là.Pour se libérer d'un tel fardeau, il faut passé par quelques étapes. Et elles ne sont pas faciles, mais elles mènent à la libération, à la délivrance, à la liberté. Le fait que tu ne nie plus ce qui t'es arrivé, que tu reconnaisse que tu as été abusé, c'est une étape excessivement importante. Pour toi, c'est le début d'une nouvelle vie. C'est tout à fait normal que tu sois anxieuse d'en parler pour la première fois, mais il n'y a que la parole qui te soulagera de la culpabilité, de la honte, et peut-être même du dégoût de toi même. Il n'y a qu'en en parlant que tu pourras tranquillement te délester de ce poids. Et tu constateras que les mots qui te faisaient si mal et si peur, peu à peu perdent de leur pouvoir et de leur emprise sur toi, au fur et à mesure que tu les extériorise.Si tu n'arrive pas à franchir le pas et à parler à une psychologue, y'a-t-il quelqu'un dans ton entourage en qui tu ais confiance? Un parent, une ami? Tu pourrais commencer par ça. Raconter ton histoire une première fois avec quelqu'un avec qui tu te sens à l'aise. Peut-être que par la suite, raconter tes secrets à une inconnue serait plus facile.J'ai envie de te dire que, lorsqu'on est pris avec la honte, on pense souvent que les autres le voit. Que ça transparaît, que ça nous sort par les pores de la peau. Et qu'on se fera donc traité comme une moins que rien. Pourtant, je suis convaincue que personne ne peut nous juger aussi durement que nous nous jugeons nous même.Récemment, j'ai lu le livre de Nathalie Simard : Briser le silence.J'ai beaucoup aimé. Ça m'a fait du bien. Peut-être que ça pourrait t'apporter quelque chose. En finissant son livre, je me sentais plus forte et plus courageuse.En terminant, je veux te dire que tu es courageuse. Le fait que tu ais trouvé une psychologue est un pas dans la bonne direction.
Ne sous-estime pas tes capacités et tes ressources. Tu en a plein, et tu les découvriras sur ce chemin qui prend forme devant toi.N'hésite pas à réécrire sur le site. Ou même à mon adresse personnelle.Je te souhaite bonne chance, et t'envois du courage.
Sophie
°J'ai été abusée dans mon enfance»
Anonyme a dit…
Voilà j'ai été abusé sexuellemet dans mon enfance. Durant toutes ces années je ne l'ai dit a personne car pour moi c'était pas vrai je ne voulais pas me l'avouer car c'était plus facile de se mentir...mais depuis quelques mois je ne peux plus me le cacher je suis obliger de l'affronter et j'ai peur...j'ai decidé de consulter une psy( il faut que ca soit une femme car chez un honme je pourrais même pas envisager) mais à chaque fois que je compose le numéro je raccroche car je n'ai pas le courage...et pourant il faut que je le fasse...il faur oser en parler je viens seulement de comprendre maintenant...
Voilà j'ai été abusé sexuellemet dans mon enfance. Durant toutes ces années je ne l'ai dit a personne car pour moi c'était pas vrai je ne voulais pas me l'avouer car c'était plus facile de se mentir...mais depuis quelques mois je ne peux plus me le cacher je suis obliger de l'affronter et j'ai peur...j'ai decidé de consulter une psy( il faut que ca soit une femme car chez un honme je pourrais même pas envisager) mais à chaque fois que je compose le numéro je raccroche car je n'ai pas le courage...et pourant il faut que je le fasse...il faur oser en parler je viens seulement de comprendre maintenant...
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